" L’histoire du Gabon,c’est aussi mon histoire .
Leur souffrance, c’est ma souffrance."
Ben Moubamba

Ben Moubamba Le Gabon d'Après !

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Aujourd'hui, l'Afrique doit changer


Le discours de Ben Moubamba le 4 avril 2009 était un cri d’alarme avant le terrorisme !

Ben MOUBAMBA et mon « discours incompris » du 4 avril 2009 à Reims en France sur le « nouveau partenariat  »

DISCOURS INAUGURAL du Forum de Reims !

Aujourd'hui, l'Afrique doit changer

C’est donc ici et maintenant, à Reims, au cœur de la Champagne (France), que nous, les descendants des « Indigènes » qui ont combattu pour la liberté de la France et de l’Europe, avons décidé de nous retrouver pour célébrer l’Afrique libre.

Je suis au regret de le dire mais nous sommes ici parce qu’une telle réunion organisée par la Société Civile aurait été probablement impossible pour le moment dans nos pays d’origine en général et je pense quelque part, dans mon pays le Gabon en particulier.

Ceux qui gouvernent actuellement l’Afrique, et plus précisément l’Afrique francophone, avec des méthodes d’un autre âge, ou ceux qui aspirent à la diriger en ayant été élevés au biberon de la dictature, de la corruption, de la mauvaise gouvernance, ceux-là semblent plus préoccupés (espérons que cela change !) par la satisfaction de leurs propres besoins que par le bonheur des peuples qu’ils sont supposés mener avec efficacité.

Europe ! Souviens-toi de ce que tu dois à l’Afrique :

- Le travail de tes anciens esclaves ;

- La sueur de tes anciens colonisés ;

- La renaissance pendant la 2e guerre mondiale de la France Libre à Brazzaville ;

- La richesse de tes multinationales et de tes entreprises.

Europe ! Jusqu’à quand resteras-tu insensible aux souffrances des enfants d’une terre qui t’a tant donné ?

I. Aujourd’hui, c’est l’Afrique qui appelle la France et l’Europe à user du rang qui est le leur dans le monde pour faire évoluer positivement la gouvernance en Afrique francophone. Cette Afrique qui est si mystérieusement en retard sur le reste du continent. Cette Afrique qui paraît incapable de susciter des forces et des figures morales susceptibles d’émerveiller le monde.

Afrique francophone, où sont tes Nelson Mandela ?

Afrique francophone, où sont tes Desmond Tutu ?

Afrique francophone, où sont nos Wangari Maathai ? Où sont nos Ellen Johnson Sirleaf ?

Nous sommes ici à Reims, ville de la réconciliation franco-allemande qui a vu d’anciens ennemis apparemment héréditaires, les Français et les Allemands, se réconcilier dans la cathédrale (de cette ville). L’Europe doit ce miracle historique au Général de Gaulle et au Chancelier Adenauer.

Où-sont les nouveaux dirigeants européens et africains pour sceller un nouveau partenariat entre nos deux mondes ? Une relation basée sur l’estime et le respect réciproque et non cette relation curieuse qui met en scène d’un côté les Européens et de l’autre les Africains dont le seul point de convergence serait l’exploitation des matières premières africaines et le point de divergence l’immigration choisie ou non choisie comme vous le savez.

II. Nous sommes au XXIe siècle et cela signifie pour nous que cette relation emprunte de malaise est appelée à évoluer vers un vrai partenariat, vers une alliance des différences, un monde multi-couleur, bref, une Révolution Arc-en-Ciel.

Pour nous, les Acteurs Libres, le problème entre l’Europe et l’Afrique, la France ou le Gabon, la France ou le Congo, la France ou tout autre pays d’Afrique francophone, ne réside pas dans ce qu’il est coutume d’appeler la France-Afrique, les réseaux affairistes, les lobbies maçonniques ou la vision raciste des liens entre l’Afrique et l’Europe.

Nous sommes une génération qui a grandi avec des chefs d’Etat adoubés par la France, dans son pré carré. On peut supposer que les intérêts de la France pendant la Guerre Froide nécessitaient (probablement ?) le choix d’un certain nombre de dirigeants au profil bien établi et Dieu sait que dans mon pays le Gabon, ou ailleurs, nous avons hérité de Présidents connus universellement comme des ‘dinosaures’ insubmersibles. Mais aujourd’hui, nous qui avons grandi avec ces présidents à vie, nous avons le devoir de le dire : les temps ont changé ! Nous sommes à l’aire de la mondialisation et le XXIe siècle est entamé.

III. Les enjeux du nouveau siècle tels que la science, l’éducation, la culture et la gouvernance moderne, ne correspondent plus, au milieu du XXe siècle. L’époque actuelle nécessite un changement de modèle, un renouvellement de la matrice et ces dirigeants qui ont été choisis pour diriger nos Etats ne sont plus à même de dynamiser valablement les économies africaines, sinon cela se saurait, de gérer correctement la chose publique, de présenter à leur peuple une vision convaincante, pour sortir de la pauvreté, de la misère,…

Bien au contraire, étant arrivés au pouvoir avec des notions d’un autre temps, ceux que nous critiquons respectueusement n’ont trouvé que la corruption, les détournements de l’argent public, la mauvaise gouvernance, pour se construire un socle politique. Et cela doit aussi changer.

Pour nos Présidents, l’Etat c’est le Chef de l’Etat, l’argent de l’Etat c’est l’argent du Chef de l’Etat et de ses proches. Cela est une erreur économique, cela est une erreur de l’ordre de la gouvernance.

IV. La redistribution des formidables ressources ne profitant pas en premier aux populations, l’effondrement du niveau de vie est général alors même que les Pays Arabes du Golfe, avec des revenus similaire aux pays d’Afrique francophone, réussissent à dynamiser leurs économies. Le Qatar, le Koweït, le sultanat d’Oman, pour ne citer que ces pétromonarchies (qui ne sont pas pourtant des modèles de démocratie), ont réussi non seulement à développer les infrastructures de leur région, à réaliser des investissements structurants impressionnants, mais également à se constituer des matelas financiers qui assurent d’ores et déjà aux générations futures une certaine sécurité. C’est un minimum que nous demandons pour les populations des pays d’Afrique francophone et d’Afrique en général.

Dans le même temps, la diversification des activités des pays du Golfe est marquante contrairement à nos pays. Ils n’ont que du pétrole et du désert, quand nous nous avons d’autres richesses : de l’eau, des terres agricoles, du bois, de l’or, du diamant, de l’uranium, … et que nous n’en faisons strictement rien !

Il suffit de se promener dans les capitales africaines pour savoir ce que nous faisons de nos richesses notamment en Afrique francophone ou en Afrique centrale. Ce qui est une tragédie qui ressemble malheureusement à une forme de destruction des populations africaines.

V. Pourquoi notre génération se tairait-elle davantage alors que nous avons le sentiment que ces pouvoirs à vie ont gâché nos existences, nous qui sommes nés avec ces présidents ? Nous avons eu nos vies gâchées par ces formes de gestion de l’Etat. Pourquoi nous en voudrait-on parce que nous avons le courage et la force de le dire ? Nous pensons que nos vies ont été gâchées, nous, la génération des trentenaires ou des quarantenaires parce que nous avons été empêchés de développer nos pays par la volonté de puissance de quelques uns et leur désir de tout garder pour eux, et cela doit aussi changer.

Nous sommes ici à Reims, enfin, pour dire à la face du monde que la richesse des Africains doit profiter d’abord aux Africains comme la richesse des Européens profite d’abord aux Européens. Mais je veux être clair : l’enrichissement à venir des Africains n’est pas contraire à l’économie mondiale, n’est pas contraire aux intérêts des grandes entreprises, notamment européennes, bien au contraire, si les Européens savent conforter leurs positions historiques en Afrique, en n’ayant pas peur de l’éthique, en n’ayant pas peur du droit, et si les Africains arrivent à dépasser cette vision erronée que nos dirigeants et leurs affidés ont de l’Etat, du citoyen et de la richesse nationale, alors le Nouveau Partenariat Europe-Afrique sera un partenariat gagnant-gagnant.

L’Afrique profitera comme les pays d’Asie du savoir faire des entreprises européennes à condition que le rôle de l’Etat africain (crise financière internationale oblige) ne soit pas amoindri. Les Européens continueraient d’avoir accès à nos immenses ressources, mais bien plus encore, les populations jeunes d’Afrique deviendraient un nouveau marché de consommateurs performants dans la mesure ou chacun aura compris qu’il y a plus d’intérêt à avoir des millions d’Africains riches qu’une toute petite caste de pseudo-riches au pouvoir dont le seul objectif est malheureusement pour chacun de nous… de s’accaparer les immenses ressources de l’Etat.

VI. Les Européens n’ont aucun intérêt à laisser développer à leur porte, au sud de la Méditerranée, un espace aussi riche potentiellement mais dont les inégalités et les incohérences en matière de gestion sont porteuses d’instabilité chronique. Et l’Europe le sait ! Je pense au syndrome de l’immigration qui nous vaut quelques charters remplis à bloc.

Nous devons changer de relation car le monde a changé.

Nous les Congolais, nous les Gabonais, nous les Tchadiens, nous les Africains, nous devons revendiquer nos droits devant le monde entier, de vivre libres, en paix et en sécurité pour élever nos enfants sans cette angoisse permanente qui vient de la dictature et du sous-développement car nous en avons les moyens. Il faut donc que le monde comprenne notre volonté et notre désir d’être traités avec humanité afin que nous ne nous considérions plus comme une race maudite mais comme des êtres-humains à part entière qui ont le droit comme tout un chacun de vivre normalement sur une terre normalisée.

Ben Moubamba alias Imhotep

NB - 2020 : Si Ben MOUBAMBA alias Imhotep ne parvient pas à empêcher un nouveau forfait du Système Bongo, le petit Nourredin BONGO VALENTIN (27 ans) pourrait s’imposer à la tête du Gabon. Je suis devenu le dernier espoir de la Nation et j’en suis conscient.
Le leadership est aussi un "chemin de croix" qui ne dit pas son nom. Le leadership est conditionné par la capacité de proposer une vision qui soit comprise, de préférence. Avons-nous été compris depuis plus plus de 10 ans ? On en sait rien pour le moment mais il est de notre devoir de toujours montrer le futur avant qu'il ne se réalise comme ici le 4 avril 2009 à Reims alors que certains défendaient encore un Omar BONGO ONDIMA en bout de course et qui allait sortir de notre histoire 2 mois plus-tard.

Imhotep B. Ben Moubamba

Créé le: 11 mars 2020

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